Corruption: Enquête de la Fifa sur … Ahmad !
Alors qu’Ahmad fête son élection à la tête de la CAF (confédération africaine de football), la FIFA (fédération internationale de football amateur) ouvre une enquête sur le nouveau président, plus précisément sur les conditions de sa re-élection à la tête de la FMF (fédération malgache de football) en 2010. C’est le site web du très sérieux groupe Bloomber qui l’a annoncé hier.
D’après le journaliste qui rapporte des sources anonymes mais proches du dossier, « le Comité d’éthique indépendant de la FIFA examine actuellement les paiements, un prélude à une éventuelle enquête à grande échelle ». Ces paiements porteraient notamment sur la contribution du prince qatari Bin Hammam à la re-élection du président de la FMF.
L’ «affaire » s’est déclenchée dans la foulée de celles qui ont conduites à l’éviction de Sepp Blatter puis de Michel Platini. Le « Sunday Times », journal du dimanche en Grande Bretagne, publie notamment des mails dont ceux échangés par Ahmad et Najeeb Chirakal, l’assistant de Mohammed Bin Hamman, dans lesquels il est évoqué de faire la transaction par transfert bancaire ou en espèces, Ahmad proposant son déplacement à Paris avec un certain Ahmed Diallo.
On parlait alors de corruption relative à l’attribution de la coupe du monde de football 2022 au Qatar qui a été décidée en décembre 2010 . On parlaitde 100 000 euros versés à Ahmad. Interrogé au téléphone par Bloomberg sur le soutien du prince qatari, le secrétaire général de la FMF, Stanilas Rakotomalala, répond : «c’est son propre argent, il (Hammed Bin Hamman) peut le dépenser comme il le veut. La campagne à Madagascar (…), signifiait des déplacements coûteux, et Ahmad, le titulaire, n’a pas été autorisé à utiliser les fonds de la fédération de football ».
Annoncé par certains confrères comme un prétendant à la succession de M. Ahmad à la tête de la FMF, Stanilas Rakotomalala essaie, en fait, de s’attirer le soutien de son ancien patron en vue visiblement de le succéder. On ne s’étonne donc pas que le présumé prétendant au poste de président rapporte ces propos : « si vous avez un ami et vous lui demandez s’il peut vous aider pour votre élection (…) ». « Bin Hammam le considérait comme son ami, alors il lui a demandé de l’aider. Bin Hammam a proposé de payer en espèces: Où est le problème dans tout cela?”, poursuit M. Rakotomalala qui sans mentionner le montant reconnaît la remise de fonds qui a été utilisé pour « l’impression de brochures er des matériels de football ».
D’après le site de Bloomberg, la qatari lui-même qui a été banni du monde du football en 2012 ne nie pas l’affaire. « Dans un commentaire rare depuis son exil du football, Bin Hamman a dit qu’il ne pouvait pas nier l’envoi d’argent à Ahmad, mais ne se souvenait pas des détails parce qu’il “a aidé beaucoup de gens.” “En aucun cas, je ne peux me rappeler qui, quand, pourquoi ou combien”, at-il dit dans un message téléphonique, ajoutant qu’il n’avait jamais rien demandé en retour ».
Depuis janvier, son assistant « Chirakal a été interpellé par le football en raison de son implication “dans plusieurs versements non éthiques effectués pour le compte d’un tiers à divers officiels de football entre 2009 et 2011” et de ne pas coopérer dans les procédures d’éthique ».
« Le comité d’éthique de la FIFA a refusé de commenter » cette affaire à Bloomberg qui estime que les versements effectués par Bin Hamman sont à l’origine de la tempête qui a secoué la FIFA. L’enquête de la FIFA qui est accusée par le président sortant de la CAF d’avoir tout manigancé en faveur d’Ahmad va-t-elle réhabiliter ce dernier dont la récente élection est considérée par certains concitoyens comme l’ultime sauvetage du football malgache ?
Sa
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