Mondialisation : qu’en est-il de sa remise en question ?
Sans vouloir revenir à toute forme de nationalisme passéiste et irréaliste, reconnaissons qu’en dépit du vent de la démocratie et des droits de l’homme, les détenteurs des plaques tectoniques géopolitiques cherchent à tout prix à orienter l’économie mondiale conformément à leurs intérêts. Sans doute, la plupart de nos dirigeants ne font pas faire preuve de volonté politique pour remettre en question certaines retombées négatives de quelques conventions fiscales internationales et les conditions d’imposition de diverses opérations. Alors même qu’on a le droit de débattre le principe de territorialité ou celui de mondialisation face aux marchés mondiaux, mais ils n’ont jamais posé dans le débat politique les conventions fiscales entre les Etats, qui ne tiennent pas compte des différences existant entre les types d’impôts, les taux et les pratiques de divers pays, puis les catégories de bénéfices, le poids relatif de l’imposition et les taux différenciés appliqués aux bénéfices réalisés dans certains pays ne rendant pas évident le dialogue de l’Etat malgache avec les sociétés multinationales en terme de stratégie fiscale. Le pacte mondial rassemblant les entreprises, les organismes des nations unies, le monde du travail et la société civile, s’attache à promouvoir la responsabilité civique des entreprises afin que le monde des affaires puisse participer à la recherche de solutions pour résoudre les problèmes posés par la mondialisation. Et surtout qu’une simple erreur ou négligence dans la fiscalité a des répercussions fâcheuses sur les décisions économiques, et fatales par ricochet sur le niveau de vie de la population. Bref, il faut définir la gouvernance d’entreprise comme l’application de principes de responsabilité sociale qui visent à réconcilier les activités de l’entreprise avec les intérêts sociaux et environnementaux des communautés auprès desquelles elle opère. Mondialisation ne signifie en aucun cas abandon total de notre identité culturelle, et les projets même de financement approuvés par la banque mondiale doivent inclure des normes protectrices de l’environnement.
Recueillis par Malalanirina