1896-1960: Pour une indemnisation de Madagascar par la France (110ème partie)
Le régime s’est peu investi dans la commémoration du 29 mars 1947, en comparaison avec son enthousiasme pour l’organisation du Sommet de la Francophonie. Les raisons avancées sont la restriction budgétaire, le passage du cyclone ENAWO et les troubles politiques. Le fossé entre les deux évènements était prévisible. Il faut se rendre à l’évidence que nos dirigeants ne sont pas des patriotes. Ils l’assument, le prouvent et le revendiquent. En effet, dans la capitale, ils se sont empressés de goudronner quelques centaines de mètres de route pour François Hollande, pourtant impopulaire dans son propre pays. Les millions de Malgaches n’ont pas eu droit aux mêmes égards pour le 70è anniversaire du drame sanglant de 1947. Ils ont dû se contenter de la gadoue et des nids de poules. On ne répètera jamais assez que nos dirigeants, élus et nommés, ne sont pas à la hauteur de nos ancêtres qui ont sacrifié leur vie pour notre liberté actuelle. Le genou à terre devant l’ancienne puissance coloniale, nos dirigeants actuels n’ont pas osé réclamer à François Hollande une indemnisation parfaitement légitime pour les crimes coloniaux commis par la France alors que la responsabilité de celle-ci est établie. Il est plus facile pour eux de s’en prendre au porte-monnaie de leurs compatriotes en augmentant les taxes et les impôts et en laissant s’envoler les prix des carburants et des produits de première nécessité.
Ranary et Fabrice
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