Publié le 16 octobre 2020
Le coronavirus a tué et continue de tuer, le monde entier continue de chercher le remède efficace pour le combattre, un remède qui serait reconnu par tous. Madagascar a son CVO, mais qui ne fait pas encore l’unanimité même au pays ne serait-ce que parce qu’il est contre indiqué pour certains patients, mais aussi parce qu’il y a certainement des raisons valables pour que les médecins ne le prescrivent pas tous et d’ailleurs il n’est pas obligatoire dans le protocole de soin du Coronavirus. Ce Coronavirus qui fait des ravages ne peut pas être considéré comme susceptible d’apporter quelque chose de positif, cependant on doit reconnaître que de par les fermetures des frontières aériennes, il aura contribué à faire réfléchir les dirigeants de tous les Etats, dont le nôtre, sur la possibilité de faire des économies - s’ils le veulent bien - sur les dépenses publiques à travers les réunions en visio conférence. Les réunions à l’assemblée générale des Nations-Unies se font par visio conférence, les réunions avec les partenaires techniques et financiers se font par visio conférence, l’économie en terme de coût est extraordinaire : plus de déplacements et d’indemnités de missions aux frais des contribuables, plus de déplacement d’une délégation d’au moins dix personnes pour une prise de parole d’une personne pendant vingt minutes avec chacun des indemnités de mission, plus de déplacement aux frais des contribuables pour accompagner une personne et en profiter pour se lancer dans une frénésie d’achats compulsifs. En ce sens, les dirigeants devraient se rendre compte qu’il est donc possible de faire des réunions et faire avancer le pays sans avoir besoin de dépenser beaucoup d’argent pour que ces responsables prennent l’avion en voyageant en première avec une délégation avec eux et payer à chacun des frais de mission, de chambres et autres coûts qui font qu’ils veulent tous partir en mission aussi souvent que possible. Est-ce que nos dirigeants en tireront des leçons ? Pas sûr ! On se souvient qu’au plus fort de la pandémie, des ministres se sont déplacés en avion pour aller à Antsirabe, le quota carbone ils ne connaissent pas et toujours dans le paraître dans un pays pauvre, faire des économies est chose incompréhensible pour eux. Privilégier les réunions en visio conférence sera-t-il le nouveau mode de gouvernance ne serait-ce que parce que cela réduit les coûts ? Ou au contraire, frustrés ils vont se relancer dans les déplacements hors Madagascar ou à Madagascar pour mener une vie de pacha, cette vie dont ils rêvaient tant et qui fait partie de leur “moteur” pour se lancer dans la politique… non pas pour servir le pays, mais pour mieux se servir ? L’avenir proche nous dira si les réunions en visio-conférence seront privilégiées au lieu et place de ces déplacements de toute une délégation grassement payée par l’argent des contribuables… si ce n’est pas le cas, ceux qui auraient encore des doutes se rendront compte que chez nous le but n’est pas de servir mais se servir.
La Rédaction