La Gazette de la grande ile

Dossier Eddy bois de rose cassé : Délit d’initié et corruption

Publié le 07 octobre 2020

Après une séance de délibération d’avant-hier et celle d’hier, l’arrêt de la Cour d’Appel qui condamne à 5ans de prison ferme le fameux Eddy Maminirina, alias Eddy bois de rose, a été cassé avec renvoi devant une autre cour autrement composée… Quelle honte pour la nation devant la communauté internationale très susceptible en matière de pratiques judiciaires. No comment. La cause est entendue et quelque part, quelques juges se sont entendus, bien sûr pour qu’«ainsi soit-il»…En l’absence de détails sur le dossier et devant le mutisme de principe des magistrats proches du dossier, liés par le secret professionnel, nous allons nous contenter de rappeler qu’il fût un temps où après l’audience du 1er septembre dernier, des indiscrétions émanant de personnes très proches de dame Maminirina Eddy et de sa fille, des sources fiables nous révèlent que «le dossier du jugement de la Cour d’Appel soumis à la juridiction de la Cour de Cassation connaîtrait à coup sûr l’issue que l’on sait… ,depuis hier.

Les insinuations parvenues jusqu’à notre rédaction font même mention des noms de «deux magistrats » de cette haute instance qui auraient approché à l’époque et accepté d’agir dans le sens souhaité par la partie payante (le conditionnel est de rigueur), même si après la décision de cassation rendue hier au cours d’une audience publique, le sort final du dossier confirme certaines réalités pas très avouables… Personne ne sera assez fou pour admettre la véracité des allégations publiées dans nos colonnes. Toujours est-il qu’aucun des magistrats dignes de cette respectable profession, concernés par l’audience de cette date tristement mémorable du 6 octobre 2020, n’osera se rendre complice pour couvrir la compromission et la corruption de leurs pairs qui n’ont pas résisté à la tentation de l’argent sale de la corruption et l’usage du savoir-faire punissable du délit d’initié. Au fait, pour un dossier pénal qui relève de la cour criminelle, peut-on évoquer le « cas de suspicion légitime » pour ne pas faire d’allusion plus grave. A une époque où le reste du monde a les yeux tournés vers Madagascar pour des motifs plus louables et des exploits institutionnels plus honorables, l’heure n’est pas à la tolérance à propos d’un véritable déficit d’intégrité nuisible pour le prestige de la Magistrature.

Noël Razafilahy

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