Publié le 08 octobre 2020
La plateforme de l’opposition RMDM (Rodoben’ny Mpanohitra hoan’ny Demokrasia eto Madagasikara) est composée de partis politiques (TIM, HVM, MFM et MTS) et de membres de la société civile. Dans ses premières déclarations, cette plateforme prétend que la dictature et le non respect de la démocratie règnent à Madagascar.
Les arguments avancés par le RMDM sont ceux qui sont développés depuis des mois par Marc Ravalomanana. Ce n’est pas un hasard si la secrétaire générale de cette plateforme est Olga Ramalason du parti TIM. Les poursuites engagées contre les sociétés Tiko, Magro et AAA de Marc Ravalomanana ne relèvent ni de la dictature ni de quelconque violation de la démocratie. Ces sociétés ont été sanctionnées pour n’avoir pas respecté leurs obligations fiscales. Il est évident que les HVM, MFM et MTS sont manipulés par Marc Ravalomanana qui finance la plateforme.

L’opinion publique ne doit ni avoir la mémoire courte, ni être induite en erreur par Marc Ravalomanana qui agite faussement la bannière du bien. Lorsque celui-ci était au pouvoir, il a confondu les caisses de l’Etat avec ses intérêts personnels. Il a aussi muselé l’opposition. Il a également recruté des mercenaires étrangers pour tirer dans le dos de ses compatriotes. Bref, il a été l’apôtre de la dictature, le recordman des violations de la Constitution et le virtuose des atteintes à la démocratie. Par conséquent, lui et ses acolytes sont mal placés pour jeter la pierre au régime actuel.
La présence d’une force d’opposition est indispensable à la démocratie mais le RMDM ne présente aucune proposition constructive. En tentant de racoler des sympathisants par une affirmation mensongère sur l’existence d’une dictature et sur l’absence de démocratie à Madagascar, le RMDM trompe ses partisans. Il part du mauvais pied et n’est pas prêt d’inquiéter la majorité présidentielle.
Ranary