Contrairement à ce qui s’est passé dans la capitale, l’ « enterrement de la liberté de la presse » fut hier une réussite à Mahajanga. Une cinquantaine de journalistes, en effet, ont organisé une procession funèbre qui est partie du fameux baobab et qui a abouti en bord de mer devant le siège de l’Apmf. Le cercueil, les couronnes et les bouquets ainsi que la croix de bois ont alors été jetés dans la mer avec un enthousiasme plutôt… joyeux. Ce qui a étonné les badauds dont beaucoup ont suivi dès le départ ces étranges funérailles dont le cercueil était du toc, car fait avec du carton. Chez la population locale en effet, très peu étaient au courant de la nature de cet enterrement, calqué sur celui programmé à Antananarivo.
Signalons que la plupart des stations de radio et de télévision de Mahajanga, ainsi que les correspondants des journaux tananariviens, ont grossi les rangs de la file « éplorée ». Les seuls absents ont été le personnel de Rnm et de Tvm ainsi que certains journalistes hostiles à la liberté de la presse. Comme à Antananarivo (où ils forment un groupe qui a organisé une conférence de presse), ces derniers existent mais sont peu connus et n’exercent aucun ascendant sur la presse.