Que les responsables de la protection de nos ressources halieutiques et la faune en général se rassurent. Il ne sera question ici que d’autres variétés de produits de pêche et gibiers. En vue des prochaines consultations territoriales, les zélateurs du régime en place sont déjà partis à la pêche aux personnes ressources destinées à favoriser les votes de tels ou tels candidats. Quelque part aussi, pour aider la commission Vérité prévue par le projet de loi n° 2016-54 actuellement examiné en commission à Tsimbazaza, des citoyens animés d’un patriotisme lucide et actif se mobilisent. Ils ont décidé d’établir la liste de tous les malfaiteurs qui depuis, jusqu’à ce jour sont passés à travers les mailles des filets de la Loi. Ce sera une chasse aux gibiers de potence : à ces malfaiteurs qui se terrent au cœur la jungle de la République sous la haute protection de leur rang protocolaire.
A partir de l’inventaire de tous les faits punissables par nos lois, une documentation sur les crimes de sang, financiers et économiques, des exactions des violations des droits de l’homme sera établie. L’exploitation de ce document devra permettre d’aider à identifier les abus et les actes inhumains accomplis par «des personnes pour des actions entreprises au détriment de l’intérêt général, que ce soit en vue d’un profit personnel, pour un enrichissement illicite… » Ce ne sera ni une sorte d’inquisition barbare, mais tout simplement une mesure citoyenne préalable à la mission de la Commission Vérité et Pardon afin de légitimer le refus de l’impunité. Pour éviter surtout les risques d’omissions préjudiciables à l’établissement des responsabilités de suspects. Qu’est-ce qu’elle peut bien avoir avec la réconciliation une opération qui ressemble un peu trop à une menée revancharde ? Si réellement on cherche à instaurer à Madagascar l’esprit de tolérance et de pardon concernant les fautes pénales des vulgaires profiteurs, usurpateurs des prérogatives étatiques effectuées pour tyranniser leurs semblables, il faut et il s’avère même nécessaire d’établir au grand jour au grand jour la vérité sur les faits et circonstances liés aux évènements politiques de 2002 jusqu’à nos jours (pourquoi pas ?) et que justice soit faite d’abord devant des cours de tribunaux. Pourquoi insulter les morts et les victimes de ces moments de folies de quelques politicards désireux d’arriver au pouvoir par tous les moyens en éludant et en passant sous silence ? Le devoir de mémoire nous interpelle et nous interdit de fermer les yeux sur la cruauté de ces individus qui n’ont pas hésité de piétiner les corps et le sang de leurs semblables.
En haut de l’affiche, il y a cet homme d’affaires qui a pris le pouvoir par auto proclamation. Après le massacre du convoi militaire à l’entrée de Fianarantsoa, l’assassinat du général Andrianaivo, les tueries d’Ambilomagodra, de Sambava et les chasses aux sangliers décrétées par Marc Ravalomanana selon les observateurs de la chaîne France 24, le sinistre individu « a organisé l’économie malgache selon les intérêts de son entreprise. Les différentes détaxations qui ont fait très mal à l’économie du pays ont été adoptées selon les besoins du moment de son entreprise. Il confond les affaires publiques et les affaires privées, ses entreprises ne paient pas d’impôts, accaparent pratiquement tous les appels d’offres, il a verrouillé les médias nationaux, emprisonné les opposants, et surtout a mis la main sur les terres malgaches. Ainsi, il est devenu le plus grand propriétaire terrien dans la région d’Ambatondrazaka, le grenier à riz de l’île. Il a mené des offensives extrêmement agressives dans le nord de l’île afin de contrôler la vanille, c’est sous ces offensives qu’il a provoqué l’effondrement de la qualité de la vanille en déréglant la collecte du produit. Les exemples sont nombreuses où il a fermé des entreprises qui marchent pour les remplacer par les siennes, mettant à la rue des milliers d’employés. » Sur instigation de ce « président de la rue publique», les réservistes sont dispersés sur tout le territoire national pour terroriser les militants et les sympathisants de Didier Ratsiraka pour pouvoir mener à bien la mise en place d’un Parlement croupion. La même source parisienne ajoute «En 2008, la capitale se défie de Ravalomanana en élisant Andry Rajoelina à la Mairie d’Antananarivo. Ravalomanana ne peut le supporter. Il prend des mesures les unes plus rocambolesques que les autres pour empêcher Andry Rajoelina de mener son mandat : coupure de l’électricité dans tous les locaux administratifs de la capitale, déplacement de la capitale économique de l’île, les voiries enlevées à la municipalité (confiées à la présidence), interdiction au maire de nommer les chefs Fokontany, chefs de village ou quartier. La fermeture de la station VIVA, combinée à l’affaire Daewoo, fut la goutte de trop. On connaît la suite. Les médias internationaux et locaux ont retenu aussi ces arrestations arbitraires, ces jugements fondés sur la partialité et les dénis de justice subis par les dignitaires et officiers proches du régime Arema. Tantely Andrianarivo et le général Ramahatra Victor seront emprisonnés. Ils feront l’objet d’une vengeance personnelle de la part de celui qui sera arrêté et détenu à la Maison d’Arrêt d’Antanimora pour avoir soudoyé des cadres de la société d’Etat Lalasoa. D’autres victimes des représailles de Marc Ravalomanana trouveront même la mort en prison (le général Boba, les colonels Botomora et Andrianarisoa). Sciemment, des subalternes avaient laissé mourir sans soins ces militaires ayant fait preuve de fidélité à la constitution. Les exemples ne manquent pas. Il y avait aussi ces paysans des rives du Lac Alaotra dont le seul tort était d’appartenir à la mouvance Arema qu’ils ont été passés par les armes, et leurs épouses furent violées et brutalisées par les sicaires de Marc Ravalomanana conduits par un certain général Fidy. Quoi qu’on dise, même traités de « putschistes » par une communauté internationale tendancieuse, Andry Rajoelina et consorts ont eu le mérite de débarrasser le pays d’un monopoliste félon. Pour toutes ces raisons, les proches des victimes vont partir à la chasse aux « collabos » qui étaient au service du despotisme affairiste du parti TIM. Il est hors de question de les absoudre sans qu’ils passent devant des tribunaux. La vraie réconciliation est à ce prix. Même si certains d’entre eux en retournant leur veste vont maintenant à la pêche aux gogos pour le compte du parti HVM.